Rencontre avec Rohan Du Plooy

Rencontre avec Rohan Du Plooy

Rohan a décroché sa plus belle victoire sur le sol belge ce dimanche à Perwez à l'occasion de la 4ème manche de la Coupe de Belgique. Interview.

Rohan, quelle est votre réaction après cette belle victoire à Perwez?

Obtenir finalement une belle victoire cette saison en Belgique me donne de la motivation. Une "Coupe de Belgique", c'est pas mal quand même. Je prouve également que ma condition est bonne. Je savais que j'étais bien depuis 2 mois, elle tombe à pic et me permet d'afficher un large sourire quand j'ai pu lever les bras. 

Avec 2 gars dans le bon coup, vous aviez une belle carte pour l'emporter. Quentin Venner a pu t'aider dans la finale?

C'est sûr que c'est plus simple quand on peut compter sur un coéquipier à l'avant mais il y avait tout de même 3 équipes qui comptaient 3 éléments dans ce bon coup de 14 mecs. Quentin et moi avons chacun tenter notre chance; je pense avoir attendu le bon moment pour placer mon attaque décisive. Dans la finale, il a suivi une sérieuse attaque de 2 coureurs, cela a créé un petit trou et m'a permis ensuite d'être dans un fauteuil pour contrer.  Ce que j'ai fait dès le regroupement et ça a marché. Quentin et moi, on ne se comprend pas puisque nous ne parlons pas la même langue mais on sait faire la course ensemble et finalement on se comprends très très bien. 

Jusqu'à maintenant, comment jugez-vous votre saison?

Ma saison est bonne. Ma condition est de mieux en mieux chaque année. En janvier, je termine 3ème du championnat d'Afrique du Sud du Contre-la-Montre (victoire de Daryl Impey, WT). C'était mon premier objectif, ensuite je me suis focalisé sur mon séjour en Belgique. Ma préparation a été planifiée en fonction, je suis arrivé ici avec la meilleure forme que j'ai jamais eue. Donc, ça été un peu frustrant de ne pas pouvoir conclure plus tôt. J'ai la chance d'avoir un super entourage derrière moi qui me permet de garder ma motivation et croire en moi, même en étant loin de ma terre natale.

Quels sont vos objectifs pour la suite?

C'est toujours de devenir pro mais aussi d'avoir du plaisir sur le vélo. Je deviens un  peu plus vieux que les jeunes Espoirs mais cela ne m'arrête pas.

Comment es-tu arrivé dans le vélo?

J'ai commencé car je viens d'une famille de cyclistes. Mon père et mon grand-père en ont fait. Ils le pratiquent pour rester en forme. Mon père a fait quelques courses chez les Amateurs. Ils m'ont inspiré à me lancer et après avoir gagné quelques petites courses, j'ai décidé de m'y consacrer à fond.

Comment es-tu arrivé en Belgique et pourquoi au sein de notre club?

Je suis en contact avec Jo Van Gossum depuis 2012. A l'époque de Louis Meintjes. Jo et sa famille son devenu des amis, une 2ème famille. Cela fait plusieurs années maintenant que je porte les couleurs du club pour une pige ou deux par an. Je m'y sens comme à la maison finalement.

Vous vivez comme un pro ou vous travaillez aussi ici?

Je vis comme un pro par défaut car j'ai un visa de vacances donc impossible de travailler ici. 

Comment est le cyclisme en Afrique du Sud?

Le niveau n'a pas de comparaison avec la Belgique mais ce n'est pas pour autant simple de gagner. J'aime courir en Afrique du Sud mais je préfère de loin la Belgique car cela me convient mieux, ça roule à bloc, de nombreuses attaques et de la nervosité. Les courses dans mon pays ne dépasse pas souvent les 100km et il n'y a pas des masses de partants. Pour réussir dans le cyclisme, on est obligé de venir en Europe. Encore merci au club pour me permettre de prendre part à de belles compétitions et merci aussi à tout le staff!

Le résumé TV COM de la course: cliquez ici

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