Embrunman : Julien Hastir l'a fait !

Embrunman : Julien Hastir l'a fait !

Il en avait fait l'objectif de sa saison. Julien Hastir a conclu jeudi dernier son Embrunman, soit 3800 mètres de natation, 188 kilomètres de vélo et 42 km de marathon en 11 heures et 17 minutes, lui octroyant une très belle place dans les 35 premiers. 

Ils étaient 1200 participants à avoir pris le départ de l'Embrunman, un triathlon très longue distance qui a lieu chaque année dans la région d'Embrun (Hautes-Alpes). Parmi eux, notre Julien Hastri, qui avait fait de ce rendez-vous l'objectif de sa saison. En réalité, cela fait deux ans qu'il se prépare pour cet évènement mythique, considéré comme l'une des épreuves les plus difficiles au monde. "Mes plans ont été légèrement contrecarrés en raison d'un heureux évènement", explique Julien. "Je suis devenu papa et j'ai donc du reporter mes ambitions quelque peu l'an dernier".

L'hiver dernier pourtant, il a aussi joué de malchance dans sa préparation en raison de soucis de santé, victime d'angines à répétition. L'essentiel de sa montée en forme consistait à la pratique raisonnée de l'entraînement, plutôt que la compétition. C'est pourquoi Julien n'a pas souhaité s'égarer dans un calendrier surchargé. "J'ai pris part à des épreuves de distance olympique, comme  à Libramont et au Lac de l'Eau d'Heure. Il est important d'habituer le corps à des efforts comme ceux-là, mais l'entraînement reste la méthode privilégiée pour ce type de triathlon", ajoute-t-il.

Pour espérer ne serait-ce que terminer un triathlon très longue distance comme celui d'Embrun, qui propose 3800 mètres à la nage, 188 kilomètres à vélo (dont l'ascension du col de l'Izoard) affichant un dénivelé de près de 5000 mètres et enfin 42 kilomètres de marathon, il faut aborder de façon précautionneuse sa forme. D'autant que Julien n'avait jamais pris part à une course aussi longue. "Je suis allé faire un stage à Embrun avec des triathlètes français histoire de me familiariser avec le terrain. J'ai aussi peaufiné ma condition dans les Vosges cet été", raconte-t-il. 

C'est à l'aube et dans le noir, vers six heures du matin, que la course est lancée au Plan d'Eau. Parti dix minutes après les femmes, Julien bouclera la première bouchée de son festin en une heure pile. Au moment d'enfourcher son vélo, Julien s'apprête à parcourir un sacré allez-retour en partant d'Embrun, rejoignant Briançon et faisant par la même un occasion un petit détour par le Col de l'Izoard (16 km à 7% de moyenne). Pas le temps d'admirer les fabuleux paysages offerts par les parcs naturels du Queyras et des Ecrins, Julien se sépare de sa machine après six heures et demi de lutte. Désormais à pieds, il affronte les 42 bornes avec panache et dans la souffrance totale. Il franchit la ligne d'arrivée après 3 heures et demi de foulées, parachevant ainsi une très belle performance en 11 heures et 17 minutes, qui lui assure une 34ème place finale. "L'idée était de pouvoir terminer en 11 heures 30, dans la mesure du possible. Je fais moins, ce qui ne peut me procurer que la plus grande des satisfactions", se réjouit notre athlète. Satisfait et fier, il peut l'être. Fécilications Julien!

 

La performance de Julien :

Natation (3,8 km) : 1:00:05

Vélo (188 km) : 6:34:43

Course (42 km) : 3:35:14

Total : 11:17:09

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